lundi 17 mai 2010

Bon ben en fait non

Pas de résultats possibles avant juin... j'ai eu le SNES au tel (c'est pas mon syndicat mais y sont meilleurs pour les muts).

Va falloir que j'apprenne à me calmer, ma tension a dû monter à 22 cet après-m avant de réussir à les joindre.

Je prends ici très solennellement l'engagement de ne plus en parler, ni même d'y penser pendant les 18 jours qui viennent.

Enfin, je vais essayer. Promis.

Promis promis.

Gnnnnnrh...

Yourting


Il y a peu, mes deux monstres et moi avons eu la joie d'aller yourter en charmante compagnie, j'ai nommé Mél et Gnominou (accessoirement accompagnés de Yannou la dernière nuit).

Résumé en images :



La photo-reverse de celle-ci est sur le blog de Mél :
Bilan logement : une yourte, c'est très cosy, la déco est un poil rococo mais met bien dans l'ambiance "chien jaune de Mongolie" (enfin y paraît).


Plage de St Malo :



Le cerf-volant, c'est un peu stressant, alors je ne bouge plus - pour le plus grand bonheur de maman :


On galère Mél ?

Une bonne séance de grimaces avant de partir :

Et ensuite, y'a plus qu'à retourner chez papy-mamie de Normandie ! Comme les séjours chez papy Phil et mamie Pat ont un peu tendance à se ressembler (tant mieux, on adore), une seule photo qui veut tout dire :



Valà !

dimanche 16 mai 2010

No life

Bon bon, je sais, c'est lamentable cette non-tenue de blog. J'ai un peu de mal en ce moment à trouver des pensées profondes, ou marrantes, ou juste vaguement intéressantes, et j'ai une tendance nette à l'aquoibonisme.

Faut dire que j'attends les résultats de ma mut (encore elle), pour début/mi-juin de manière officielle, mais il paraît qu'on peut savoir avant via les syndicats, du coup je suis à cran. Je pense commencer à harceler mon syndicat dès demain. Je n'ose envisager d'être encore au même endroit l'année prochaine, mais je me force, par peur d'être déçue... On verra, gnnnrhh (trépignement).

En attendant, je suis en train de finir le post que je dois publier depuis 3 semaines, ZE weekend en yourte ! Coming soon on Mia's blog.

mercredi 7 avril 2010

Blues

Aujourd'hui, conférence inspecteurs. Thème de fin de journée : la tâche complexe.

Non ce n'est pas une tache très compliquée comme on en voit dans les pubs, genre je me suis roulée dans l'herbe un jour de pluie et oups j'ai fait tomber de la vinaigrette sur mon pantalon après m'être essuyée les mains pleines de graisse à vélo dessus.

La tâche complexe (avec son circonflexe), définition : dans une tâche complexe, un élève est mis au travail sur des supports divers, guidé par une consigne globale. Exemple : exploitez les documents fournis pour expliquer tel phénomène. (Et démerde toi mon gars).

A distinguer de la tâche simple : question simple attendant de l'élève la mise en oeuvre d'une procédure connue (genre raisonnement scientifique) pour une réponse directe (pas forcément simple d'ailleurs la réponse). Exemple : Décrivez ce graphique. D'après le texte, expliquez pourquoi ceci.

Bien bien, on est d'accord, la tâche complexe c'est plus intelligent. Et n'oublions pas "c'est pas parce que c'est complexe que c'est compliqué". Mouais. Je vois quand même mal mes élèves de collège, tous niveaux confondus, s'y coller avec bonheur.

N'empêche qu'il y a 5 ans, fallait surtout aller vers des évals mono-compétences, donc hyper simples. Et aujourd'hui, "retour de balancier" a dit l'inspecteur, faut faire l'inverse. Pourquoi pas. Mais à ce rythme de balancement pédagogico-évaluatif, je ne pense pas tenir encore 35 ans.

D'où mon joueur de blues, là.

Enfin bon.



...



Sinon j'ai fait 18 voeux de muts. Inch'Allah.

vendredi 2 avril 2010

What's up

- j'ai une trachéïte

- Théophile a une trachéïte

- Octave a une voix suraiguë et hélas pas de trachéïte

- c'est la période des muts

- le poste sur lequel je fantasme depuis un an 1/2 n'est pas vacant finalement

- je vais avoir un TNI (au boulot hein)

- j'ai pas vu mes amies depuis des semaines

- je ne suis pas (encore) en vacances

- j'ai découvert How I met your mother

- je vais m'acheter un lave-vaisselle

Sinon ça va, merci !

jeudi 1 avril 2010

Jesus camp

En voyant la foule de gens, Jésus alla sur la montagne. Et lorsqu'il fut assis les douze vinrent à lui. II leva les yeux sur ses disciples et dit :
« Bienheureux sont les pauvres en esprit car le royaume des cieux leur appartient.
Bienheureux ceux qui souffrent car ils seront consolés.
Bienheureux les doux car ils posséderont la terre.
Bienheureux ceux qui ont faim et soif de justice car ils seront rassasiés.
Bienheureux les miséricordieux car ils recevront la miséricorde.
Bienheureux ceux qui ont le coeur pur car ils contempleront Dieu.
Bienheureux les pacificateurs car ils seront appelés enfants de Dieu.
Bienheureux ceux qui seront persécutés pour avoir choisi la juste cause, car le royaume de Dieu leur appartient. »
Alors Simon Pierre dit : « Est-ce qu'on doit apprendre tout ça ?»
Et André dit : « Est-ce qu'il fallait l'écrire ? »
Et Philippe dit : « J'ai pas de feuille ».
Et Pierre dit : " On écrit en rouge ou en bleu ?".
Et Jean dit : « Les autres disciples n'ont pas eu à l'apprendre, eux ! »
Et Barthélemy dit : « Est-ce qu'on l'aura en devoir ?»
Et Jacques dit : « Est-ce qu'on sera interrogé sur tout ? »
Et Marc dit : « Ça sera noté ? »
Et Mathieu quitta la montagne sans attendre et dit : «Je peux aller aux toilettes ? »
Et Simon le zélote dit : « Quand est-ce qu'on mange ? »
Et Judas dit enfin : « Vous avez dit quoi après pauvres...? »
Alors un grand prêtre du temple s'approcha de Jésus et dit :
«Quelle était votre problématique ?
Quels étaient vos objectifs et les savoir-faire mis en œuvre ?
Pourquoi ne pas avoir mis les disciples en activité de groupe ?
Pourquoi cette pédagogie frontale ? »
Alors Jésus s'assit et pleura.

lundi 15 février 2010

Le conflit

Je ne pouvais pas passer à côté, au vu du battage médiatique et de mes deux périodes de maternage intensif : j'ai donc lu Le conflit, la femme et la mère ouvrage d'Elisabeth Badinter, dont je n'avais encore jamais lu la prose.

Je partais sur un a priori négatif : ayant allaité (avec plus ou moins de succès), utilisé un temps des couches lavables, pris des congés parentaux, je me pensais opposée aux opinions de Mme Badinter, et plus proche de son ennemie jurée, j'ai nommé le Dr Edwige Antier, grande prêtresse du maternage et de l'allaitement.

Eh ben en fait non. Dans son bouquin très documenté, Elisabeth Badinter s'interroge sur la place de la femme sans enfant et de la mère dans les sociétés industrialisées et plus particulièrement en France, comment elles sont perçues, quels sont les moyens dont elles disposent, etc... elle défend l'exception française, où les femmes avec enfants qui travaillent ne sont pas mal vues au contraire (à la différence de l'Allemagne ou d'autres pays européens) - contexte culturel qui expliquerait la natalité élevée en France.

Là où je pensais qu'elle fustigerait les femmes au foyer, je me rends compte qu'elle dénonce plutôt les assauts d'une nouvelle bien-pensance qui tendrait à culpabiliser les mères retournant au travail trop tôt, n'allaitant pas, etc - des situations que j'ai déjà pu rencontrer. Dans son collimateur, Edwige Antier donc, la Leche League (à la base organisation hyper catho), mais aussi les écologistes (pour le côté "retour à notre bonne Mère Nature" et autres couches lavables).

Elisabeth Badinter défend la liberté de choix, et la "mère médiocre", qui est souvent perçue comme "mère indigne" car elle ne fait pas passer ses enfants avant toute chose. "Médiocre", dans le sens étymologique de "au milieu", "moyenne". Je me range à ses côtés, et revendique le qualificatif de mère moyenne, quitte à passer pour indigne.

MI power !